Déporté·e·s de Lyon et sa région
Panier 0

Ce site rassemble l'ensemble des documents d'archives récoltés par le CDDEJ dans les établissements scolaires de la Métropole de Lyon et la Région Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi qu'aux archives départementales, dans les mairies comme auprès de proches survivants. Ces documents pour la plupart originaux sont consultables via un moteur de recherche.

L’objectif ? Retrouver la trace d'enfants ou d'adolescents juifs et juives déportés de Lyon ou fusillés pendant la seconde guerre mondiale et reconstituer ainsi leur histoire.

“ Parce que le négationnisme est constitutif du génocide, faire revivre les visages des enfants disparus, faire vivre ces portraits et ces bulletins scolaires, c'est faire en sorte qu'un million et demi d'enfants n'existent pas seulement d'avoir péri. Il fallait redonner de la lumière à ces regards pour en montrer la vie brutalement interrompue. On n'en finit pas de rêver sur ces documents jaunis qui disent l'engloutissement d'un monde. C'est du spectacle de cette vie brutalement interrompue que naît la compréhension de l'événement. C'est pourquoi le travail du Centre de Documentation sur la Déportation des Enfants Juifs et de tous ceux qui ont participé à ces recherches n'est pas seulement une œuvre de mémoire ou de piété filiale. C'est un travail d'histoire qui, en montrant la vie soudainement arrachée, donne à voir l'impensable de cette mort là.

 Georges Bensoussan, Historien, Rédacteur en chef de la Revue d'Histoire de la Shoah (2005)

Cartographie des enfants juifs déportés de Lyon

 
 
 

Les familles

 
 
Caraco14.jpg

Familles de Lyon

36 enfants de 8 familles habitant à Lyon ont été déportés. Parmi elles et eux, Raphaël Caraco (photo ci-dessus), déporté en juillet 1944, puis libéré en avril 1945. Mais, malade, il ne reviendra pas en France et décédera dans un hôpital en Allemagne.

Zajtman-Chaja-AP2.jpg

Famille de Décines

À Décines, seule la famille Zajtman a vu leur enfant être déporté. Le fils de Chaja (photo ci-dessus) et de Henri, Charles, est déporté en août 1944. Il reviendra des camps, âgé seulement de 11 ans, devenant le plus jeune rescapé de France.

touitou.jpg

Familles de Saint-Fons

L’ensemble des familles juives de Saint-Fons était originaire du Maroc ou d’Algérie. 25 enfants juifs et juives y habitant furent déportés. Près de la moitié appartenait à la grande famille Touitou et furent déportés avec leurs parents en juin 1944.

Frise chronologique Lyon 1939-1945

À la fin de l’année 1942, les Allemands arrivent à Lyon et les premiers rassemblements de juifs et de juives sont organisés. Transférés à Drancy, en train, ces hommes, ces femmes, ces enfants, sont déportés vers les camps de Pologne, de Lituanie ou d’Estonie, par les 78 convois partis de France. La très grande majorité d’entre elles et eux périra dans le camp d’extermination d’Auschwitz-Bikenau, gazés ou exténués par le travail et les privations.

Parmi les 11400 enfants juifs
déporté·E·s de France

 

287

enfants ont été identifiés à ce jour comme étant soit nés à Lyon, soit raflés à Lyon, soit habitant de la région Lyonnaise.

43

enfants étaient cachés dans la colonie d’Izieu.

145

enfants ont été scolarisés à Lyon ou dans la région Lyonnaise.

6

enfants ont été arrêtés lors de la rafle de la rue Sainte Catherine, dont 1 non déporté.

 


26 survivants ont été identifiés.

 

Les enfants nés hors de France

  • 138 habitaient Lyon ou le Grand Lyon.
    111 ont été arrêtés à Lyon mais n’étaient pas natifs/natives et non-résidents.
    16 étaient nés à Lyon mais n’habitaient pas Lyon au moment de leur déportation.

  • 67 enfants étaient d’origine séfarade et 204 d’origine ashkénaze.

  • 262 enfants ont été déportés au camp d’Auschwitz ; 11 à Kaunas-Reval ; 4 à Sobibor ; 11 à Flossemburg.
    8 ont été fusillés.