Déporté·e·s de Lyon et sa région
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Ce site rassemble l'ensemble des documents d'archives récoltés par le CDDEJ dans les établissements scolaires de la Métropole de Lyon et la Région Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi qu'aux archives départementales, dans les mairies comme auprès de proches survivants. Le Mémorial de la Déportation des Juifs de France de Serge Klarsfeld, l’Institut Yad Vashem (Jérusalem) et le Mémorial de la Shoah (Paris) ont été les références essentielles permettant d’initier ce projet.

Les documents rassemblés pour la plupart originaux sont consultables via un moteur de recherche.

L’objectif ? Retrouver la trace d'enfants ou d'adolescents juifs et juives déportés de Lyon ou fusillés pendant la seconde guerre mondiale et reconstituer ainsi leur histoire.

“ Parce que le négationnisme est constitutif du génocide, faire revivre les visages des enfants disparus, faire vivre ces portraits et ces bulletins scolaires, c'est faire en sorte qu'un million et demi d'enfants n'existent pas seulement d'avoir péri. Il fallait redonner de la lumière à ces regards pour en montrer la vie brutalement interrompue. On n'en finit pas de rêver sur ces documents jaunis qui disent l'engloutissement d'un monde. C'est du spectacle de cette vie brutalement interrompue que naît la compréhension de l'événement. C'est pourquoi le travail du Centre de Documentation sur la Déportation des Enfants Juifs et de tous ceux qui ont participé à ces recherches n'est pas seulement une œuvre de mémoire ou de piété filiale. C'est un travail d'histoire qui, en montrant la vie soudainement arrachée, donne à voir l'impensable de cette mort là.

 Georges Bensoussan, Historien, Rédacteur en chef de la Revue d'Histoire de la Shoah (2005)

Cartographie des enfants juifs déportés de Lyon

 
 
 

Quelques familles

 
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Quelques familles de Lyon

Parmi elles et eux, Raphaël Caraco a été arrêté à son domicile sur dénonciation; sa mère venue le chercher à la Gestapo de Lyon est également arrêtée. Ils ont été déportés ensemble à Auschwitz en juillet 1944. Libéré en avril 1945, malade, il décédera dans un hôpital en Allemagne.

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La famille de Décines

Le 28 juillet 1944, Boruch, Chaja, Henri et Charles Zajtman, sont raflés et internés à la prison Montluc avant d'être déportés vers Auschwitz. Seul Charles, âgé de 11 ans 1/2 en 1945, survivra et sera ainsi le plus jeune rescapé de déportation de France. Il a été élève à l’Ecole Jean Jaurès de Décines.

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Les familles de Saint-Fons

L’ensemble des familles juives de Saint-Fons était originaire du Maroc ou d’Algérie. 25 enfants juifs et juives y habitant furent déportés. Près de la moitié appartenait à la grande famille Touitou qui furent déportés avec leurs parents en juin 1944.

Frise chronologique Lyon 1939-1945

À la fin de l’année 1942, les Allemands arrivent à Lyon et les premiers rassemblements de juifs et de juives sont organisés. Transférés à Drancy, en train, ces hommes, ces femmes, ces enfants, sont déportés vers les camps de Pologne, de Lituanie ou d’Estonie, par les 78 convois partis de France. La très grande majorité d’entre elles et eux périra dans le camp d’extermination d’Auschwitz-Bikenau, gazés ou exténués par le travail et les privations.

Parmi les 11400 enfants juifs
déporté·E·s de France

 

372

enfants ont été identifiés à ce jour comme étant soit nés à Lyon, soit rassemblés à Lyon, soit habitant de la région Lyonnaise.

145

enfants ont été scolarisés à Lyon ou dans la région Lyonnaise.

44

enfants étaient cachés dans la colonie d’Izieu.

6

enfants ont été arrêtés lors de la rafle de la rue Sainte Catherine, dont 1 non déporté.

 


44 survivants (S) ont été identifiés.

 

Les enfants nés hors de France

  • 221 habitaient Lyon ou le Grand Lyon.

  • 91 sont nés dans le Grand Lyon (Lyon ou Saint-Fons)

  • 137 ont été rassemblés à Lyon mais n’étaient pas natifs/natives et non-résidents.
    18 étaient nés à Lyon mais n’habitaient pas Lyon au moment de leur déportation.

  • 348 enfants ont été déportés : 323 au camp d’Auschwitz ; 15 à Kaunas-Reval ; 6 à Sobibor ; 2 à Flossenburg.

  • 25 ont été fusillés (F).

  • L’âge moyen des enfants déportés était de 13 ans ; 303 avaient moins de 18 ans et 69 avaient entre 18 et 21 ans (l'âge de la majorité civile était à 21 ans).

  • 236 étaient des garçons et 136 étaient des filles.

  • 107 enfants étaient juifs d’origine séfarade et 265 d’origine ashkénaze.

  • A ce jour, aucune photographie n’a été retrouvée pour 82 des enfants.

 
 

Parmi les 75721 Juifs déportés de France,

5693 étaient domiciliés en Auvergne Rhône alpes

5039 en Rhône-Alpes, 654 en Auvergne

dont 1995 domiciliés dans le grand Lyon

1677 à Lyon, 106 à Villeurbanne, 77 à Bron, 60 à Saint-Fons, 31 à Décines-Charpieu, 14 à Caluire-et-Cuire, 8 à Rillieux-la-Pape, 6 à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or.

 

Par ailleurs, 342 étaient domiciliés à Grenoble, 212 à Saint-Étienne, 156 à Clermont-Ferrand, 95 à Chambéry, 26 à Annecy et 13 au Puy-en-Velay.

 

Nombre d'enfants déportés par convoi

Nombre d'enfants nés ou résidants à Lyon par N° de convoi