Lazare Mardoché Lombroso (S)

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Lazare Mardoché LOMBROSO

Lazare LOMBROSO est né le 27/02/1928 à Lyon en France.

Rassemblé à Drancy, il est déporté à Auschwitz le 31/07/1944 par le convoi n°77. Survivant.

Déporté avec Lonna Lombroso, née le 07/05/1896 à Istanbul.

Dernière adresse connue : 4 rue Voltaire 75003 (Paris)

  • Nom : LOMBROSO

  • Prénom(s) : Lazare Mardoché

  • Date naissance : 27/02/1928

  • Âge (ans) : 16

  • Lieu naissance : Lyon

  • Pays ou département : Rhône

  • Lieu rassemblement : Drancy

  • Dernière adresse : 4, rue Voltaire

  • Ville : Paris 03

  • Code postal : 75003

  • N° Convoi : 77

  • Date déportation : 31/07/1944

  • Informations diverses : “J’ai porté l’étoile de David et ai subi les nombreuses restrictions des lois antisémites de cette époque comme l’interdiction des lieux publics et le couvre-feu à vingt heures pour tous les Juifs. En 1943, j’avais alors quinze ans, je retirai mon étoile pour pouvoir me rendre au cinéma mais malheureusement un contrôle de police s’effectua et on me menaça puis on me dit de « foutre le camp ». Je ne me fis pas prier. Le 12 juillet 1944, la police française m’arrêta avec ma mère suite à une dénonciation. Un autre groupe a travaillé sur la Nous étions cachés à Villepinte chez des amis. Ma sœur, en revanche, était cachée ailleurs. La police voulut me mettre les menottes mais ma mère dit que, étant donné transcription écrite de témoignages oraux qu’elle était là, je n’allais pas m’enfuir. Je fus remis à la Gestapo avant d’aller en prison. Je subis le « coup de la baignoire » pour me faire avouer où était ma sœur. Nous fûmes ensuite mis dans des wagons à bestiaux qui partirent pour une durée de trois jours et trois nuits pour finalement arriver à Auschwitz, le 3 août 1944. Ma mère lors de la visite préparatoire à Paris avait de la peine à descendre du wagon et du coup elle se fit « tabasser » par les SS et moi aussi car j’avais voulu l’aider. Le tri se fit, « gauche : le camp, droite : les fours crématoires ». Je fus mis en quarantaine, puis tatoué, et enfin affecté dans un bloc et dans un kommando de terrassement. Il y avait tous les « métiers » au sein du camp, certains avaient la chance de travailler à l’abri. A cinq heures, se faisait le lever avec de « l’ersatz* » puis l’appel qui durait des heures. L’hiver, nous ne travaillions pas avant le lever du jour et du coup l’appel durait encore plus longtemps. Le travail se faisait en dehors du camp. Les kommandos étaient organisés avec un kapo (ancien détenu qui avait « droit de vie et de mort sur nous »). L’hiver, la terre était tellement gelée qu’il était difficile de creuser. Le midi, nous avions « une soupe » et j’espérais que le kapo allait remuer la soupe sinon ce n’était que de l’eau. Si personne ne passait pour avoir sa ration, les coups tombaient. Chaque déporté devait avoir sa gamelle et sa cuillère et il fallait faire attention à ne pas se la faire voler. Au dîner, nous avions un quart de pain avec de la margarine ou du saucisson. Le soir dans « les dortoirs », nous ne parlions tous que de nourriture, des souvenirs de plats cuisinés par nos femmes ou nos mères. Le soir, parfois il y avait des mises en rang où les SS retiraient cinquante personnes au hasard et les tuaient.” (Source: Témoignage fait le 16 décembre 2010 au Mémorial de la Le projet Shoah à Paris.)

  • Marcel et Lazare (Lombroso) ont survécu, Robert serait devenu fou. Source: Maurice Cling, Un enfant survit à Auschwitz et à Dachau

  • déporté avec Lonna (07/05/1896, Istamboul). Il était scolarisé à l’École primaire de garçons 4, avenue de Bouvines à Paris 11ème. Survivant. Chevalier de la Légion d’Honneur en 2016.

  • Lieu de déportation : Auschwitz

  • Lieu de départ : Drancy

  • Nombre total de déporté·e·s du convoi : 1300

  • Gazé·e·s à l'arrivée : 726 (55,8 %)

  • Survivant·e·s en 1945 : 204 (15,7 %)